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Écrit par Ecrit par Cheik Ashraf AliThanwi (r)   
Ce qui suit est un discours délivré par Hazrat Cheik Ashraf Ali Thanwî (r) à Gangôh en Inde le 1er Sha’bân 1330, (Juillet 1912). {Part 2 }


Contagion spirituelle

Frères ! Nous nous protégeons quand arrivent des maladies contagieuses. Et pourtant, même chez les médecins, des désaccords existent sur la pertinence et la véritable nature des contagions . Je connais d'ailleurs un hindou qui, ayant perdu son fils et ne trouvant plus goût à la vie, se frotta très fort la peau avec celles de personnes atteintes d'une maladie dite contagieuse, commença à porter leurs vêtements, à manger dans leurs vaisselles, à vivre au milieu d'eux, dans le but lui aussi de tomber malade. Jusqu'à présent, il se porte à merveille ! L'islam a d'ailleurs apporté un enseignement unique en la matière, affirmant avec force que même si contagion il y a, la maladie et la santé ne viennent qu'avec la Volonté de Dieu. Malgré donc ces divergences entre les praticiens, nous faisons jouer le principe de précaution, et nous nous protégeons. Peu nous importe que certains spécialistes aient mis en doute l'idée même de contagion, nous pensons que deux précautions valent mieux qu'une. Voyez comment nous sommes précautionneux pour ce qui est de notre santé physique. Mais quand il s'agit de religion, notre raisonnement est « Chacun porte son mal en lui. Il n'y a pas à s'inquiéter. »



Des maladies contagieuses et éternelles



Frères ! La contagion du corps provoque des maladies physiques et peut entraîner la mort. C'est donc temporaire, tout au plus jusqu'à la mort. Mais qu'en est-il de ces contagions qui provoquent des maladies éternelles ? Il nous faut examiner avec attention nos fréquentations. Je veux parler ici des véritables fréquentations, celles qui se répètent beaucoup. Je ne parlerai pas ici des relations forcées que l'on a avec certaines personnes, comme quand on va au marché par exemple. Le propos ne concernera que les véritables fréquentations, celles que l'on entretient et qui parfois vont jusqu’à notre intimité. D'ailleurs le hadîth cité plus haut ne parle pas de « la religion du sahib » mais de la « religion du khalîl ». Il y a bien cette idée de fréquentation que l'on entretient avec la personne. Ce n'est pas de rencontre fortuite qu'il s'agit.



Négligence dans l'éducation de nos enfants



Nous voyons les parents se soucier beaucoup de l'éducation mondaine de l'enfant. Ils pensent à son avenir professionnel, essaient de le motiver pour qu'il acquière une compétence dans un domaine où il pourra exercer une profession. Ils se soucient aussi de la santé. Si les enfants sont malades, on dépense sans compter pour eux. Mais sacrifions-nous ne serait-ce qu'un mois dans l'année de cet enfant, ne serait-ce qu'une semaine pour son éducation spirituelle en compagnie de personnes pieuses ? Malheureusement, nous nous contentons de quelques mots de reproche quand il s'agit du spirituel. Pourtant, l'expérience a prouvé que les mots seuls, qui plus est quand ils viennent de personnes relativement ordinaires, n'ont pas beaucoup d'effet.



Peu d'impact dans les paroles sans les actions



Les paroles d'un homme n'ont d'effet que si lui-même est engagé dans ce qu'il prêche. Sans les actions, les paroles ne dynamisent pas. Or, dynamiser dans un discours est nécessaire si on veut que le discours touche réellement. Si le Glorieux Coran touche les coeurs, c'est parce que de bout en bout, nous trouvons dynamisme, argumentation remarquable, explication brillante, éloquence impressionnante... et c'est ce qui explique les Arabes étaient touchés quand ils l'entendaient.



Dynamisme du Livre de Dieu



Je veux vous parler d'un incident qui illustre bien comment le Coran est une force qui éveille les coeurs. Quand le Messager de Dieu (paix sur lui) commença sa prédication vers l'islam et sa condamnation des idoles, les chefs des qorayshites tinrent conseil pour le faire cesser. Ils crurent, avec leur vision limitée, que la prédication du Prophète (paix sur lui) cesserait si on lui offrait l’accès aux facilités matérielles. Pourquoi les hommes luttaient-ils ? Quels étaient les objectifs qui se cachaient dans les cœurs ? Alors pourquoi ne pas proposer ces choses au Prophète (paix sur lui) : l’argent, les femmes, le pouvoir…



Une parenthèse...



De nos jours, nombreux sont ceux qui, animés des mêmes sentiments que les qorayshites, viennent auprès de personnes pieuses. Ils pensent rester auprès de cette personne avec comme objectif de recevoir quelque honneur et pourvoir se marier avec une telle. Mais comment la personne pieuse qui ne désire pas ce bas monde pour elle-même pourrait-elle le désirer pour les autres ? De présenter ses besoins mondains devant ceux qui sont avant tout occupés à la réforme spirituelle est une injustice. C’est un peu comme si on demandait à un bijoutier de réparer une houe à l’aide d’une pierre à aiguiser. Les maîtres spirituels traitent les maladies des cœurs. Allez vers eux avec ce seul objectif. Malheureusement, de nos jours on va auprès de ses hommes uniquement pour obtenir un ta’wîdh ou bien pour qu’il parle en notre faveur afin d’avoir la main d’une fille. C’est vraiment dégradant. Un hadîth nous dit qu’il est triste qu’un savant se fasse ridiculiser par un ignorant. Je dis que ce genre d’attitude est une forme d’insulte à l’égard du savant. N’est-ce pas se moquer du bijoutier que de débarquer chez lui avec une houe en lui demandant de la réparer ? Mw Yâqoûb disait : « L’image des savants aujourd’hui est celle d’une cuisine toute équipée dans les mains d’un avare qui, par avarice, refuse de se préparer des bons plats. Cette cuisine lui dit : « Si vous ne m’utilisez pas comme il convient, je perdrai de mes capacités. » Voilà ce que sont les savants de nos jours : des personnes souvent très compétentes… utilisées seulement pour lire la salâh janâzah et pour faire des tâ’wîdhs. Je ne veux pas dire qu’il ne faille pas présenter à ces personnes pieuses nos besoins mondains. Je dis que la manière de le faire n’est pas de leur demander un tâ’wîdh mais des douahs. Les saints sont supposés posséder l’attribut de abdiyyah ; ils sont là pour diriger les gens vers le Créateur. Alors qu’en se limitant au tâ’wîdh, c’est un lien vers le tâ’wîdh qui se crée. C’est pourquoi je dis que les vrais pieux ont de la réticence à donner les tâ’wîdhs. De plus, faire douahs est une ‘ibâdah. Il n’y a aucun mal à demander aux gens pieux de prier pour nous, tant que ce que l’on demande ne relève pas d’un attachement excessif à cette vie. Malheureusement, les gens ont tendance à projeter sur le saint leurs propres aspirations : ils pensent que le saint est, comme eux, quelqu’un qui cherche ce bas monde.



… Dynamisme du Coran (suite)



Les qorayshites vinrent au Prophète (paix sur lui) lui faire cette proposition : « Si tu cherches la richesse, nous te donnerons beaucoup d’argent. Si tu veux la célébrité, nous sommes disposés à te confier le commandement. Si tu veux des femmes, nous te donnerons les plus belles filles de la tribu. » Devant cette proposition, le Prophète (paix sur lui) resta silencieux et attendit. Quand les qorayshites eurent terminé, le Prophète (paix sur lui) récita le tâ’woûdh et la basmala ainsi que les premiers versets de la sourate « »

L’effet du Coran fut tel que la personne venue inviter le Prophète (paix sur lui) s’enfuit incapable d’écouter le message. Revenant à ses chefs, elle leur rapporta l’incident et dit : « Mon état fut étrange. Quand il récita le verset parlant de la foudre, j’eus l’impression de recevoir justement une foudre du ciel. Je m’assis longuement et je me mis à réfléchir sur le fait d’abandonner ma religion [et venir à l’islam]. »



Voilà le dynamisme produit par le Coran. Quand en plus, c’est quelqu’un qui le pratique qui le récite, l’impact des paroles divines est encore plus grand. Revenons à notre propos du début où je disais que se contenter d’une supervision pour la correction spirituelle de nos enfants est une erreur majeure.



Conseils aux riches concernant l’éducation des enfants



Quand les parents n’hésitent pas à employer quelqu’un de compétent pour l’éducation scolaire de leurs enfants, je dis qu’il est impératif de choisir également un homme saint pour l’éducation spirituelle. Les parents doivent envoyer les enfants à cette personne régulièrement et supporter les dépenses éventuelles. Mais dîtes-moi : combien de musulmans ont adopté ce genre de mesures ? La principale raison est que nous n’avons pas compris le caractère indispensable de cette éducation spirituelle.



La compagnie pieuse est indispensable



Le hadîth cité au début est à la fois une information (jumlah khabariyyah) et une injonction (jumlah insha’iyyah). La première partie du hadîth est une information (« La personne suit la religion de son ami ») mais la deuxième partie est bien une injonction (« que l’homme considère donc ses fréquentations »). La partie information donne la règle générale. La partie injonction dit ce qu’il convient de faire compte tenu de la règle. Autrement dit, les deux parties ont un caractère immuable : en toute époque, en tout lieu, l’homme suivra la religion de son ami et donc à toute époque et en tout lieu, il faudra que l’homme fasse attention à ses fréquentations. La deuxième partie signifie deux choses :

1. chercher à fréquenter les personnes pieuses et entretenir ce genre de relations, et

2. veiller à rester éloigné des personnes pouvant nous entraîner dans le mal.



Que chacun examine sa condition religieuse. Malheureusement, tout le monde se contente du strict minimum quand il s’agit de religion, sans intention de progresser.



L’urgence du progrès en matière de religion


La notion de progrès de nos jours est régulièrement évoquée : progrès matériel, économique, scientifique, militaire, social, de la médecine, de la technologie… Les journaux en parlent, les gens en discutent. Je dis oui à tout cela. Mais je demande en même temps : et le progrès spirituel ? N’est-il pas nécessaire ? Mais pourquoi personne n’en parle ? Si quelqu’un pense que le progrès spirituel n’est pas nécessaire, alors mon discours ne s’adresse pas à lui. Que dis-je ? Quel dommage mes amis d’entendre des personnes s’opposer au progrès spirituel ! Laissez-moi dire que ce genre d’individus se compte en grande quantité.



J’ai reçu un livre récemment qui traite des branches du iman. On y trouve des détails et des commentaires sur les différentes branches de la foi. Avec ce livre, il y avait un message dans lequel l’expéditeur m’expliquait qu’il avait envoyé le même livre à un de ses amis qui est juge. Ce dernier rétorqua à mon expéditeur : « Tu as vraiment beaucoup rallongé le iman. Qu’est-ce donc que ce iman ? Les entrailles de Satan ? Ne vois-tu pas que l’époque actuelle exigerait plutôt que l’on rapetisse le iman de ses branches ? » Comment une telle personne peut-elle être musulmane ? Elle est soit totalement inculte dans le domaine religieux, soit elle fait ici preuve d’une insolence particulièrement effrontée.



Frères ! Même la plus petite branche de la foi ne saurait être rapetissée, au risque de l’annuler totalement. Toute tentative dans ce sens devrait nous rappeler l’incident où une femme voyant un très beau faucon parvint à l’attraper et lui coupa un morceau de la tête jugeant que son bec était trop large, puis lui coupa un morceau des pattes jugeant que ses pieds étaient trop grands… et à la fin il ne resta plus qu’un cadavre. C’est la même chose avec l’islam. Si on enlève une partie puis une autre puis une autre encore, ce sera bientôt la foi qui partira sans qu’on s’en rende compte. Telle est souvent la situation de ceux qui se présentent comme les modernistes de l’islam, qui veulent tout changer de l’islam mais qui se disent les plus grands croyants qui soient.



Par exemple ici en Inde, nombreux sont ces hommes qui ont donné 3 divorces à leurs épouses mais continuent malgré cela de vivre avec elles. L’état de leur nikâh reflète celui de leur iman. Et quand on vient leur dire que ces femmes ne sont plus leurs épouses, ils s’en prennent aux oulamas qu’ils qualifient de rétrogrades. Et parfois leurs paroles vont si loin qu’ils s’en prennent même au dîn qu’ils jugent dépassé. Quel autre verdict alors que celui de koufr à leur égard ? Et dans ce cas, ils crient haut et fort : « Vous les oulamas, vous auriez le pouvoir de décider qui est croyant et qui ne l’est pas ? » Ce n’est pas cela dont il s’agit. Les oulamas n’ont pas ce pouvoir. Mais leur travail est de dire ce que le dîn dit de telle et telle attitude. Souvenons-nous bien d’une chose : quand le jugement de koufr est porté à l’encontre d’une personne, cela ne fait pas de cette personne un kâfir car seul Dieu connaît les cœurs ; mais souvenons-nous également que lorsqu’une personne s’autoproclame musulmane, nous la considèrerons comme telle mais cela ne fait pas d’elle un croyant véritable aux yeux de Dieu ; là également, seul Dieu connaît les cœurs. Je voulais ici rappeler comment certaines personnes se disant musulmanes non seulement n’envisagent pas un progrès dans leur spiritualité, mais refusent même le caractère indispensable du iman pour être accepté auprès de Dieu.



Réfractaires au progrès spirituel



Si vous acceptez le caractère indispensable du progrès spirituel, il va de soi que vous irez chercher les moyens permettant cette progression. Et ces moyens existent. Dans tout domaine se trouvent des spécialistes. Dans ce domaine aussi, les spécialistes existent. Il est possible de progresser en restant en leur compagnie. Mais nous avons oublié ce principe élémentaire, preuve que nous avons relégué à l‘arrière-plan le progrès spirituel, voire que nous y sommes réfractaires.



Aussi important que le ‘ilm



L’expérience prouve que la compagnie pieuse est au moins aussi importante que la science religieuse. C’est pourquoi on trouve des personnes ayant accompagné des personnages pieux se conduisant bien mieux que des savants qui n’ont pu profiter de ce genre de compagnie.



Nous ne considérons pas le dîn comme nécessaire



Nous avons totalement négligé la compagnie pieuse. Pourquoi ? Parce que l’importance de dîn a quitté nos cœurs. Il est étrange que manger, boire, s’habiller, et toutes les activités humaines soient à nos yeux indispensable mais que le dîn n’ait pas encore ce statut dans nos esprits. S’il n’y a pas de dîn, quelle est l’utilité de ce dunya ? Quand les gens ne considèrent pas le dîn comme nécessaire, pourquoi considèreraient-ils les moyens permettant le progrès dans le dîn comme nécessaires ?



La fierté : un obstacle à la compagnie pieuse



Une des raisons majeures qui nous empêchent d’aller tenir compagnie aux personnes pieuses est notre fierté. Nous pensons que nous n’avons besoin de l’aide de personne. Mes frères ! Si nous perdons quelque chose de matériel et qu’on nous dit que celui qui nettoie les toilettes l’a récupéré, nous n’avons aucune gêne à aller lui demander. Mais voyez notre intérêt pour ce dîn qui nous appartenait et que nous avons perdu : nous en sommes arrivés à regarder d’abord le faciès de celui qui parle.



Un homme me demanda un jour de lui conseiller un maître spirituel qui honore ses disciples, qui ne les admoneste pas en public… Je lui ai dis que sa demande masquait de la fierté en lui. Les gens qui n’acceptèrent pas le message du Prophète (paix sur lui) invoquaient ce genre d’arguments : pourquoi est-ce lui qui a reçu la révélation et pas nous ? Pourquoi le Coran est-il venu à lui et pas à un autre ? Manifestement, cette même maladie nous a atteint aujourd’hui.



Aller vers des ignorants



Il arrive que des personnes soient soucieuses de leur progrès spirituel, mais qu’elles aillent au devant d’ignorants pour leur correction. Ils s’attendent à ce que ces ignorants accomplissent des actions surnaturelles, alors que ces ignorants ne savent même pas comment accomplir deux rakates correctement. Il y avait un homme qui se faisait passer pour un maître spirituel mais qui n’était pas même régulier dans sa salah. Ses disciples prenaient sa défense en disant que leur cheikh partait faire sa salah à Makkah devant la Kâ’bah. Quelqu’un fit cette très bonne réponse : « Quoi ! Il part faire sa Salah à Makkah mais il mange le manger de l’Inde et part dans les toilettes de l’Inde ? Quel imbécile ! Je serais lui, je profiterais de la nourriture de Makkah en plus de faire la Salah à Makkah. »



La croyance que la parole d’un saint doit nécessairement s’accomplir



Certaines personnes pensent que la parole d’un saint possède une sorte de pouvoir. Quelqu’un vint voir Mw Fadhl-ur-Rahmân Ganj Murabadi et lui dit : « Cheikh ! je veux avoir telle chose. » Mw lui dit : « Fais douahs. » La personne réfléchit et dit : « Ok je fais douahs mais vous direz juste après : « Ce douah s’est réalisé ! » », comme si la parole de Mw devait nécessairement se produire.



Comprenons que les saints n’ont aucune autorité. Mis à part invoquer Dieu par le du’â, ils ne peuvent rien faire. Il y a avait un saint homme du nom de Pili Beet. Une vieille femme vint le voir et lui fit part de sa situation difficile. Ce saint homme envoya un de ses disciples : « Puisse Dieu t’être Bienveillant et Miséricordieux ! » En transmettant le message, le disciple dit à la femme : « Dieu te sera Bienveillant et Miséricordieux ! » En entendant cela, Pili Beet fut très perturbé. Il dit : « Quand ai-je dit pareille chose ? Et qui suis-je pour pouvoir dire pareille chose ? Je ne suis rien. Repars vers elle et dis-lui bien : « Puisse Dieu t’être Bienveillant ! » »



Réfléchissons à l’incident précédent. Le saint se considère comme incapable parce qu’étant lui-même dans le besoin. Celui qui possède ce sentiment d’incapacité est un véritable saint. Malheureusement, les critères pour être saint aujourd’hui sont étranges. Quelqu’un peut bien boire de l’alcool et débiter toutes sortes d’insanités, on le prendra pour un être intoxiqué par le feu de l’amour, victime d’une attraction divine spéciale (majzoob). Rappelez-vous que seuls les hommes aveuglés par les attraits de cette vie peuvent se laisser tromper par de telles majzoobs, car personne n’a jamais atteint un haut niveau dans le dîn par ces majzoobs. Même le prétendu profit mondain obtenu par ces majzoobs est en fait purement psychologique, théorique. Il n’y a vraiment rien dans la réalité. Les gens pensent que ce qu’ils disent doit nécessairement se produire du seul fait qu’ils l’aient dit. En réalité, ce qui est destiné à se produire se produira. Ce qui les trompe c’est que parfois ils évoquent tout à fait fortuitement que quelque chose se passera et elle se passe effectivement. Mais en réalité, même s’ils n’avaient pas évoqué cette chose, elle se serait produite parce qu’elle était destinée à se produire.



En résumé, même quand il nous arrive de trouver une compagnie pieuse, notre intention cachée est mondaine. Nous sommes, comme l’a dit le poète : « Quand tu as faim tu es comme un chien, et quand on te donne à manger, tu es rude et désagréable. »



En d’autres mots, nous n’avons pas en nous la véritable envie de profiter d’une compagnie pieuse. Et même quand nous cherchons la compagnie pieuse, notre intention est cette vie basse et éphémère. Non frères ! Seul le profit religieux doit nous animer quand nous cherchons la compagnie pieuse. A suivre.....

 

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